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Eléments bio-bibliographiques :
Jean-Michel Devésa
né le 14 juillet 1956 à Alger (Algérie),
de nationalité française,
e-mail : jmdevesa@free.fr
Maître de conférence habilité (titulaire) à l’Université Michel de Montaigne –Bordeaux III depuis 1997,
Docteur d’Etat es lettres et sciences humaines (1989, Université de Paris VII),
Docteur de IIIe Cycle (1979, Université de Bordeaux III),
Agrégé des Lettres (1990),
J’enseigne depuis la rentrée de septembre 1980. Pendant 10 ans, j’ai servi en Afrique : Algérie (1980-1983), République Centrafricaine (1983-1986) et Congo-Brazzaville (1989-1993).
Mon parcours professionnel m'a conduit à exercer dans plusieurs universités, en France et à l'étranger : Bangui (République Centrafricaine, 1983-1986), Brazzaville (1989-1993), Versailles/St-Quentin-en-Yvelines (1993-1995), Paris VII (1993-1997), University of Texas Pan American (2005) et Bordeaux III (depuis 1997).
Mon Expérience d’enseignement est riche et variée :
-le savoir-faire acquis au terme de 10 années passées en Afrique ;
-les interventions annuelles au Cours de Civilisation française organisé chaque été en Sorbonne (Paris IV) en direction d’une assistance d’étudiants étrangers majoritairement non-francophones ;
-bientôt 28 années d’enseignement.
Mes travaux, mes recherches et mes publications concernent pour l'essentiel :
-le surréalisme et les avant-gardes du XXe siècle ;
-les littératures du Monde Noir et la Francophonie ;
-les représentations du corps, des genres et des sexualités.
Dans les cinq dernières années, j’ai dirigé les recherches d'étudiants en Master et en IIIe cycle dont les mémoires et les thèses ont été consacrés à :
-Philippe Soupault, Robert Desnos, Benjamin Péret, Roger Vitrac, Paul Eluard, Georges Limbour (le surréalisme et ses alentours) ; Romain Gary, René Barjavel, Bernard Werber, Bernard-Marie Koltès ; Jude Stefan (écrivains et dramaturges du XXe siècle) ; Catherine Millet, etc.
Mon dossier scientifique comprend à ce jour :
-huit ouvrages publiés (René Crevel et le roman, Atlanta/Amsterdam, Ed. Rodopi, 1993 ; Magie et écriture au Congo, Paris, L'Harmattan, 1994 ; Sony Labou Tansi, Ecrivain de la honte et des rives magiques du Kongo, Paris, L'Harmattan, 1996 ; Correspondance de René Crevel à Gertrude Stein, Paris, L'Harmattan, 2000 ; René Crevel ou L'Esprit contre la raison, [Actes], Mélusine, Paris/Lausanne, L'Age d'Homme, 2002 ; Le Corps, la structure : sémiotique et mise en scène, Bordeaux, Pleine Page éditeurs, 2004 ; Modèles, fantasmes et intimité, Bordeaux Pleine Page éditeurs, 2005 ; Plaisir, souffrance et sublimation, Bordeaux, Pleine Page éditeurs, 2007.
-deux directions de revue : le 'fronton' Tchicaya U Tam'si conçu pour la revue Europe en 1991 et le n° d'Europe consacré à Aimé Césaire paru en 1998.
-trente présentations de presse ou notes de lectures.
-trente-deux communications à des colloques ou à des journées d'études (comme lors du colloque organisé en 1996 à Paris, à l'U.N.E.S.C.O., à l'occasion du 90e anniversaire de L. S. Senghor, et au sein des universités de Salzbourg, 2006 - Trois-Rivières, 2007 - Toronto, 2007 - Bari, 2007 - Gand, mai 2008 - Congrès annuel du CIEF, Limoges, juin 2008).
-l'organisation de six colloques internationaux.
Les textes des chansons rap les plus récentes brossent le portrait d’une jeunesse des cités volontiers rebelle, en révolte contre les privilégiés, ceux qui détiennent le pouvoir et la richesse.
Leur lecture attentive incite toutefois à penser que cette révolte ne vise pas l’existence des privilèges en eux-mêmes ni le modèle social qui les a produit. Le discours rap n’est pas, malgré les apparences, et ce que l’on veut bien en dire dans les dîners, et sous les sunlights des TV, un discours révolutionnaire ayant pour objectif de mettre à bas le système.
Il s’agit d’un propos revendicatif populiste, empruntant ses outrances et sa violence, mais aussi ses préjugés, au poujadisme d’antan, à l’extrémisme politique conservateur, à l’intégrisme et au fondamentalisme communautaires. Il « syncrétise » une vision du monde proche de celle d’un lumpen prolétariat qui ne se confond plus avec celui de la « zone » et des « marges » engendrées par la révolution industrielle, mais qui se recrute au sein d’une immigration de deuxième et troisième générations, attendu que ce qui reste de la classe ouvrière et du prolétariat, au sens marxiste de ces termes, relève désormais principalement des populations d’origine immigrée. De ce point de vue, les émeutes des banlieues de l’automne 2005 peuvent être analysées comme celles des enfants inoccupés, sans perspective ni projet, d’une classe ouvrière mal intégrée au tissu social et national parce que précisément tenue à la périphérie de la formation économique et sociale pour des raisons ethniques et raciales.
Frustrés, discriminés, victimes d’injustices et du racisme, les rappeurs s’érigent en porte-parole d’une jeunesse qui veut pour elles ces privilèges, immédiatement, sans attendre. Et surtout sans fournir la contrepartie de travail, de mérite, d’efforts, d’implication et d’engagement personnels sans laquelle l’accès à ces privilèges, au pouvoir et à la richesse demeure interdit ou se perd rapidement. Ne contestant pas qu’une infime minorité puisse bénéficier de la « belle vie » alors que les couches moyennes se paupérisent et que les travailleurs sont réduits à l’assistanat, à la survie et à l’économie parallèle, ces jeunes réclament et exigent « la belle vie » pour eux, tout de suite, et sans qu’ils n’aient rien à faire ni à concéder pour l’obtenir. Bref, ils veulent « l’avoir » en excluant l’idée que celui-si se gagne.

"L'expérience consiste à acquérir l'expérience de ce dont l'on ne désirerait pas faire l'expérience." (Propos de Kuno Fischer rapporté par Sigmund Freud).
comme si tout devenait imperieusement pressé...urgentissime
alors que quelques decennies plus tard , on sait qu'il faut du temps...beaucoup ...