Toussaint.
Ma grand-mère avait l'habitude de vociférer contre "le temps de Toussaint" régnant le plus souvent à Bordeaux : ciel gris, humidité, pluie qui n'en finit pas. Aujourd'hui, nous avons l'azur et
une fraîcheur agréable. Les arbres du parc ont du mal à rougeoir et à flamboyer mais leurs feuilles sur la pelouse donnent un cachet mélancolique du plus bel effet.
Ecrivant ces lignes, j'ai conscience de vaire "vivre" un peu cette femme qui m'a élevé et que j'ai accompagné jusqu'à la fin, en été 2005.
Mon fils vient d'arriver chez moi. Pour une semaine. Il a manifesté son plasir d'être avec moi.
J'ai parlé au téléphone avec Gabriel Matzneff pour régler les détails de sa venue au colloque international de décembre prochain. Cet homme est aussi généreux et agréable que Renaud Camus qui, en
2005, s'est révélé un hôte exquis.
Plusieurs e-mails (Francesco Cornacchia, Florence Gonot, Patrice Lamare) m'ont touché.
Le site de "Fabula" a mis en ligne le programme du colloque... C'est bien. 6 écrivains français vont se retrouver à Bordeaux pour débattre et échanger autour de la thématique "Viol, violence,
corps et identité". J'en retire une certaine fierté. Peu de collègues français réussissent à "monter" d'aussi belles manifestations. Quand on sait quels sont les moyens dont je dispose (montant
des crédits et la féroce et stupide bureaucratie de mon université...), c'est un exploit ! En vérité, je leur suis reconnaissant de me faire confiance et de m'accorder, pour presque tous, leur
amitié.
Dans les prochaines heures, je vais corriger des copies, préparer mes cours, lire.
Cette semaine a été importante : j'ai l'impression d'avancer et je sais que S. avance aussi. Cela fait du bien.



