A toi.
Une séparation est toujours douloureuse ; un divorce, un constat d’échec. Mais le souci de soi et la volonté de vivre pleinement sa vie impliquent des choix, des décisions et des réorientations auxquels on aurait grand tort de renoncer, car ce serait alors au prix de son délitement programmé.
L’essentiel est de le savoir. Et de mobiliser ses forces, même amoindries, affaiblies, hypothéquées par le passé, pour maintenir le cap, en vue de mener une existence de sujet autonome, dans la liberté de ses désirs assumés et maîtrisés.
Cela coûte.
C’est indiscutable.
Il est plus facile, et confortable, de vivre ces situations lorsque chacun s’efforce de ne pas en « rajouter ».
Je me souviens avoir pleuré à chaudes larmes quand j’ai quitté le domicile conjugal, il y a quelques années de cela. Je ne pleurais pas l’épouse dont je me séparais. Je pleurais sur moi… Douleur peut-être narcissique, faiblesse, etc., mais douleur véritable de n’avoir pas atteint les objectifs élaborés et les espérances nourries ensemble.
J’aurais aimé traverser cette passe sans des turbulences que je crois ne pas avoir méritées.
Je ne cherchais pas en découdre. Je voulais cesser de mentir. J’aurais été infiniment reconnaissant, j’aurais été en dette, si l’autre avait compris qu’il était préférable de me laisser suivre ma voie. Et que notre relation, quoique changeant de nature, pouvait se poursuivre dans le respect et la mémoire des moments heureux partagés précédemment.
Quand on aime quelqu’un et qu’il est évident pour tous que l’amour est vain, la sagesse, Non !, pas la sagesse !, mais bien l’amour que l’on continue d’éprouver, devrait inviter à laisser partir l’autre pour qu’il/elle essaie de trouver ailleurs ce dont il/elle a besoin. Cette générosité n’est pas courante.
Je souhaite que tu en bénéficies.


